Le club – histoire

En 1957, le CESMA est un des premiers clubs fondés en Gironde par une équipe de pionniers de la plongée subaquatique. Par la suite, de nombreux autres clubs ont été créés par d’anciens adhérents.
En 1961, il fait partie des clubs fondateurs du Comité Régional Sud Atlantique (aujourd’hui Comité Subaquatique de Nouvelle Aquitaine) et,  en 1979, du Comité Départemental de la Gironde.

Le CESMA a toujours eu un rayonnement sur le département et la région grâce au dynamisme de ses dirigeants et de ses moniteurs. Il a une forte implication dans l’organisation de compétitions et dans les activités fédérales au travers des deux principales activités qu’il propose : la plongée et la nage en eau vive et avec palmes.

En 1970, le CESMA plongeait déjà à St-Yves et organisait des sorties en Méditerranée (La Ciotat).

En 1981, le CESMA s’entraîne déjà à la piscine Galin et le journal Sud-Ouest en parle !

En mai 1981, il n’y a pas que la politique et Spiroman concoctait un article élogieux sur le CESMA dans les pages du n°134 de l’aventure sous-marine.

Aquitaine: la plongée dans le Bordeaux

(L’aventure sous-marine n°134, mai 1981)

Le Comité régional de la F.F.E.S.S.M., rue Jean-Jaurès, Clos Favol, n° 27,33560 Carbon-Blanc,réunit 78 clubs avec 4 059 licenciés. Parmi ces clubs, les plus anciens sont le club Pau-Océan, qui fut animé par Jean-Pierre Aulanet, et le C.E.S.M.A., qui a connu un fort développement grâce à son ancien président, Pierre Duvert.

Le club d’exploration sous-marine d’Aquitaine ne vit pas que de sa réputation et les bénévoles qui le dirigent font preuve d’un beau dynamisme puisqu’ils n’assurent pas moins de quatre entraînements par semaine en piscine. Si vous ajoutez à cela les cours ou réunions au local club, il vaut mieux que la plongée soit pratiquée par toute la famille – c’est le cas de Joëlle et Gérard Sénéchal, qui passent plus de soirées au club que chez eux.

L’entraînement à la piscine Galin est assez spectaculaire, car il y a beaucoup de monde, et du joli monde. C’est un des clubs de France le plus fréquenté par des plongeuses.

Après ces séances traditionnelles d’entraînement en piscine, les membres du club se retrouvent au bassin d’Arcachon.

La plongée y est assez difficile et soumise aux cycles des marées qu’il faut respecter pour éviter des courants assez forts. La faune est abondante : On trouve des raies, daurades, loubines, soles, des congres impressionnants et il reste quelques homards, autrefois plus nombreux.

Les araignées, dormeurs et coquilles Saint-Jacques se situent sur les « rasteys » qui sont des couches successives de vase, découpées par les courants (des « esteys ») créant ainsi des parties abruptes dans lesquelles les animaux se sont aménagé des trous qui assurent leur gîte.

C’est le long des parois des esteys que l’on trouve les plus gros congres qui peuvent avoir le diamètre d’une cuisse honnête. Les crevettes abondent également et, signe de non-pollution du bassin, il y a beaucoup d’hippocampes.

Le C.E.S.M.A. plonge très souvent au trou de Saint-Yves, qui est en fait une série de « perets ». Ce sont des digues sous-marines mises en place par des bateaux aimablement baptisés « Marie-Salope » et qui transportaient des pierres.
Arrivés au-dessus de l’endroit choisi, le fond du bateau s’ouvrait et la cargaison tombait. Cela a permis d’édifier plusieurs perets (nord, est, ouest et central) afin d’éviter que les courants ne viennent affouiller les berges du bassin.

De ce fait, le C.E.S.M.A. trouve au trou de Saint-Yves des fonds de 25 m; les autres lieux de plongée (« le Blockhaus, le Bateau en Ciment, Haïtza, les Rails ») ne font qu’une vingtaine de mètres.

Le travail des courants est important car, en un an, des carcasses de voitures déposées au fond du bassin pour servir de refuges aux poissons ont été complètement ensablées. Un blockhaus qui se trouvait sur la terre « au Trou d’Hortense » a été sapé et maintenant constitue une plongée intéressante par 10 m.

Toutes ces plongées faites dans le bassin d’Arcachon ont l’avantage de pouvoir s’effectuer en partant du bord, ce qui évite l’usage toujours onéreux d’un bateau.
Le C.E.S.M.A. a une section pêche sous-marine très active. Il faut se renseigner sur place pour les zones interdites, en particulier aux abords des parcs à huîtres.

Les autres sorties du C.E.S.M.A. se font au centre fédéral de Socoa, où se trouvent des fonds supérieurs pour le passage des examens.

La côte découpée recèle une faune intéressante en plus de celle citée dans le bassin. En particulier de très belles rascasses, des baudroies, des poulpes et tacauds qui ressemblent à des morues mais sont tachetés de marron, ainsi que des vieilles de taille respectable. Dans les anfractuosités des rochers qui sont nombreux dans les fonds de Socoa, il y a des langoustes et des homards. La flore est assez restreinte car les fonds sont brassés par des courants parfois violents.

Le C.E.S.M.A. offre ainsi à ses adhérents un éventail de plongées très variées et assez proches de Bordeaux. Le matériel, stocké et entretenu par la Spiro-Shop Aquitaine (43, avenue Jean-Jaurès, à Pessac 33600) est rangé dans une remorque astucieuse où se trouvent regroupés tous les blocs et détendeurs.

Chaque année le C.E.S.M.A. organise une sortie et son trésorier, Roland Dugeny, conserve encore un souvenir ému des plongées avec le C.I.P. Rosas sur la Costa Brava Norte. Au C.E.S.M.A., vous trouvez l’ambiance chaleureuse des plongeurs, avec parfois des ivresses en surface, quand vous plongez avec un bi-bouteilles de Château Haut-Brion.

Signé : Spiroman.